Lost in the swell, l’interview !

Facebooktwittergoogle_plusredditmail

Lost in the swell, ce sont les aventures de 3 surfeurs bretons (Ewen, Ronan & Aurel) en quête de vagues et de rencontres autour du monde.

Les projets de Lost in the swell sont une vraie source d’inspiration pour les surfeurs voyageurs.

A la suite de leur expérience sur une île déserte « Des Iles Usions » ils embarquent sur “Gwalaz”, pour réaliser un tour complet de la Bretagne, avant d’aller explorer les Iles Salomon situées dans le Pacifique.

Depuis un nouveau projet a vu le jour, cette fois-ci l’exploration s’est faite en « Fat bike » le long de la côte africaine au Gabon.

Ewen a répondu à quelques questions pour Voyages et Surf et nous parle un peu plus de cette aventure.

 1

Voici l’interview :

  •  Qu’est-ce qui vous motive dans vos projets ?

Le fil rouge, c’est quand même le surf et ensuite l’aventure, l’exploration et les rencontres d’autres populations.

2

  • Quelle est la durée de préparation d’un projet comme Lost in the Swell?

Il nous a fallu un an de préparation pour « Des Iles Usions » et Lost in the swell. Pour les îles Salomon, un peu plus car il y a eu la construction du bateau et on a également fait le tour de la Bretagne, là c’était 3 ans de préparation.

  • Combien coûte une expédition de ce genre?

Le budget était de 46 000 euros tout compris sauf les ressources humaines.

Les boards de surf, c’est du partenariat et les vélos ce sont des locations. On avait 11 bagages pour 70kg au total, du coup on a payé 3 000 euros de frais hors format. Sur place la vie n’était pas donnée bien que nous soyons assez autonomes, on a dû payer les barques etc…

  • Quelle est la chose qui t’as le plus marqué durant le trip « Paradis perdu » ?

Ce qui nous a amené au Gabon c’est que c’est l’un des derniers endroits préservés de la planète, l’une des dernières forêts primaires côtières et malgré tout, l’impact de l’homme était vraiment visible à travers les stations pétrolières au large et le plastique qui jonchait les plages sur la totalité de la côte.

3

  • Vous allez dans des endroits reculés, vous avez croisés des crocos, des éléphants, des hippopotames… Comment avez-vous réussi à dormir en sachant tous ces animaux autour ?

On mettait tout notre salut dans le feu qu’on maintenait allumé toute la nuit.

Du moment qu’on avait un feu allumé les animaux n’allaient pas s’approcher. Il fallait se lever tous les 2-3 heures pour alimenter le feu. On ne dormait pas forcément sur nos deux oreilles mais vu les journées qu’on avait, on arrivait à trouver le sommeil.

4

  • Comment gérez-vous les risques, la sécurité ? Avez-vous préparé une éventuelle extraction du pays en cas d’attaque ou de problème physique?

D’abord la prévention, on a essayé de vraiment se renseigner un maximum, de voir les choses à faire et à ne pas faire et éviter de se retrouver dans des situations de danger. Ensuite on avait un téléphone satellite, on a le contact d’un de nos potes qui pouvait faire décoller un hélicoptère de Libreville pour venir nous chercher.

En plus de ça on avait une balise faite pour les trekkers appelée Fast Find, c’est une balise que tu déclenches et les secours viennent te chercher dans les 24 heures.

5

  • Comment aviez-vous les prévisions de houle / vent sans internet?

On avait des potes sur Brest qui nous envoyaient des textos et qui nous tenaient informés de la houle. C’était déjà assez dur d’aller à chaque pointe alors si en plus, il fallait attendre au petit bonheur la chance la houle, je pense que l’on n’aurait pas du tout surfé, c’était important d’optimiser et de savoir à quel moment être sur le spot.

Sur 2 mois et demi, on a surfé une trentaine de fois.

6

  • En dehors des projets comme Lost in the swell, comment voyagez-vous d’habitude ? Un peu de confort des fois ?

On essaye de voyager pour le surf mais on ne se cantonne pas qu’à ça une fois là-bas mais toutefois sans rester trop loin des vagues. On ne va pas dans des hôtels 3 étoiles, on essaye d’aller chez l’habitant.

  • Un bon plan ou un accessoire indispensable ?

Au niveau de la survie, on a découvert la Spiruline, c’est le végétal qui contient le plus de protéine ainsi que plein d’oligoéléments etc… Ce n’est pas de la potion magique mais sans ça on aurait bien plus galéré.

On avait également des filtres à eau qui s’appellent LifeStraw, l’éco garde était amené à boire l’eau des lagunes et à chaque fois il finissait à l’hôpital. Nous on l’a filtré pendant 2 mois et demi et on n’a jamais rien eu.

  • Quelles sont vos prochains projets / voyages ?

On a plusieurs idées de destinations et de transports mais rien de concret. On nous a dit que les gens aimeraient bien nous voir dans le froid.

7

  • Questions flash, tu es plutôt :

Boat trip ou bike trip?
Boat trip

Shortboard ou SUP ?
Shortboard

Gabon ou Salomon ?
Les deux c’est différent

Hippo ou Éléphant?
Hippo mais de loin

Requin ou croco?
Croco

Regab ou heineken ?
Regab

Galette ou tartiflette ?
Galette

8

Un grand merci à Lost in the swell pour leur bonne humeur et la qualité de leur projet. Un Big up tout particulièrement à Ewen pour avoir répondu aux questions de Voyages et Surf.

Retrouvez toute les aventures de Lost in the swell sur leur site.

Restez connectés en suivant la page FaceBook ou le compte Intagram de voyagesetsurf.com

Le guide pour préparer et réussir votre surf trip est maintenant disponible en cliquant ici.

Libro Fabien 12072016 cover

Facebooktwittergoogle_plusredditmail

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *